Un accord sur l’importation d’huile de Palme…pourquoi?

Dois-je en parler?

Voilà un moment que je n’ai pas écrit. Mon dernier article était sur la Tartiflette! Rien à voir avec le sujet d’aujourd’hui. J’avoue que ça me titillait depuis un moment d’entendre à nouveau le cliquetis des touches de clavier de mon ordinateur. Pourtant, je ne prenais pas le temps. Bon d’accord, je suis très prise par mon activité professionnelle, mais d’un autre côté, il y avait comme un petit manque d’inspiration. Et puis, l’autre jour, je tombe sur un article concernant l’accord du gouvernement, et de Nicolas Hulot, sur l’importation de tonnes d’huile de Palme. Et là, ça a fait tilt. Je me devais d’écrire quelque chose sur le sujet.

Je me suis demandée si un tel sujet avait sa place, ici, dans le blog de The Food Life. Et je crois que oui. Certes, l’importation d’huile de Palme n’est pas seulement liée à la nourriture, mais elle est en parfaite adéquation avec l’idée d’ÉCO-responsabilité. D’un autre côté, dans The Food Life by Célia, il y a Food mais aussi Life, et la vie est faite de Tout.

L’huile de Palme, un fléau

Un tel accord implique la réouverture du site de la Mède et par la même l’importation d’huile de Palme. Je ne donnerai pas le nombre de tonnes, parce que je ne suis jamais tombée sur les mêmes quantités. Tout ce que je sais, c’est qu’elles sont énormes!
Dans l’idée, le développement de Biocarburants est une bonne chose. Ça, on ne peut pas le nier. Seulement, dans ce cas, c’est au détriment de tellement plus.

J’étais en Indonésie cet automne, et notamment à Bornéo. Mon séjour, de courte durée sur cette partie de l’archipel, était pour aller à la rencontre des Oran Outans dans le parc national de Tanjung Putin. Ce parc a pour but de réinsérer les singes qui ont perdu leur habitat. Et pourquoi ils le perdent, parce qu’à Bornéo, la pratique de la déforestation est, depuis des années, l’activité la plus lucrative. Détruire la forêt et planter des palmiers à huile est la garantie de faire fortune.
Quand on est sur place, on entend les histoires, celles racontées par les locaux qui désapprouvent cette activité. (Je ne dirai pas que c’est le cas d’une minorité ou majorité, je ne sais pas. Ce que je sais c’est que nous avons rencontré des gens qui essayent de palier au problème.)

oran outangoran outang

Il y a des histoires personnelles tragiques, allant jusqu’au meurtre pour garantir un tel lobbying. Et il y a les histoires sur l’ampleur de la catastrophes écologiques.
Les gens perdent leur village, les animaux perdent leur habitat naturel. La déforestation atteint une telle ampleur, que bientôt, sur Bornéo, il n’y aura que des palmier et rien d’autres. Le phénomène est si grave et si important que, même à Singapour, dernière visite de notre périple, l’huile de Palme est venu dans la discussion. Quand ils brûlent les forêts, à Bornéo, pour libérer l’espace pour la culture des palmiers, les fumées sont si denses qu’elles vont jusqu’à Singapour. Imaginez ce que ça doit être sur place, un enfer !

deforestation

Oh c’est sûr beaucoup profites d’une telle situation et le gouvernement indonésien (comme le gouvernement malaisien) préservent cette économie florissante par tous les moyens. Mais voir notre propre gouvernement accepter de tels accords, et bien je trouve que la pilule est difficile à avaler.

A notre niveau, on ne peut malheureusement pas faire grand chose. Mais, par contre, on peut éviter d’acheter des produits qui contiennent de l’huile de Palme. Et il y en a beaucoup.

Désolé pour ceux qui raffole du Nutella 😉

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